Il est aussi, dans la campagne guérandaise, de petits villages qui méritent le détour. C'est le cas de Clis, sur la route de La Turballe. Clis est un village dont l’origine remonte à l’époque gallo-romain.
Au XIXe siècle, des archéologues ont daté un mur de l'époque gallo-romaine. Cet ouvrage situé route des Paludiers dans le village de Clis pourrait être le mur d'enceinte d'un grand édifice gallo-romaine de 66 m de long sur 50 de large et doté d'un égout, d'un aqueduc et d'enduits peints. Aujourd'hui, il ne reste rien d'apparent de ces fouilles, excepté ce mur en moellons de granite.
Une courte promenade permettra, outre la chapelle Sainte-Catherine, du XVe siècle, d'admirer de belles maisons paludières des XVe-XVIIe siècles chemin du Rocher, de longer l'ancienne carrière de granit occupée par un étang, et le manoir de Kerpodarm datant du XVIIe siècle. On pourra pousser jusqu'à la croix du Requer ou à la Fontaine-Verte, près de la Butte à César, où César serait passé en 55 avant Jésus-Christ. Sans oublier les rangées, maisons mitoyennes alignées, rue du Four ou chemin du Rocher.
La chapelle de Clis qui est dédiée à Sainte-Catherine d'Alexandrie, est ouverte au public. À l'intérieur, quelques éléments méritent une attention particulière : le retable en bois peint datant de 1834, et ses peintures sur toiles représentant Sainte-Catherine, la vierge à l'enfant Saint-Pierre, le tabernacle et les gradins en bois peints du XVIIIe et le grand Christ.
©Collection particulière
©ML
Croix du village de Clis
©MLaure
Les promeneurs pourront aussi profiter de leur passage pour pousser les portes des ateliers de deux artistes installées rue des Paludiers, Marie-Paule Seigneur et ses aquarelles, et Christel Bruneel inspirée par les marais tout proches.
Descendre la route de Clis, et quelques minutes plus tard…les marais salants offrent ses couleurs et un environnement à apprécier pleinement.
Christel Bruneel : site de l’artiste
Un ouvrage sur le patrimoine guérandais annoncé
Vendredi, Christophe Priou pour la Ville de Guérande et Alain Gralepois, président de la commission culture de la Région des Pays de la Loire ont signé une convention bisannuelle (2010-2012) pour "la mise en oeuvre d'actions de valorisation de l'inventaire général du patrimoine de Guérande". Cette nouvelle convention fait suite à celle conclue en 2005 qui avait permis d'entamer des travaux de recherche afin de "recenser, étudier et faire connaître toute oeuvre qui constitue un élément du patrimoine de la commune", classée ville d'art et d'histoire.
Depuis 2005, Ronan Durandière, chargé de l'inventaire général du patrimoine guérandais, a recensé le patrimoine bâti et mobilier de la commune, hors intra-muros et faubourgs. Ce recensement a porté sur les manoirs, les maisons, les chapelles, les croix de chemins, les fours à pain ou encore les fermes, en les datant le plus précisément possible. Ont été dénombrés 51 manoirs, pas tous conservés, 40 moulins, de divers types, 63 écarts ou villages, plus ou moins importants. C'est donc une formidable base de données, de 900 fiches et 6 200 images, qui a été ainsi rassemblée.
Alain Gralepois a souhaité que "ce travail soit mis à la disposition des habitants". Il est dès maintenant consultable sur le site de la Région. Dans quelques semaines, un lien, sur le site de la Ville, renverra vers ce site régional.
Financée à parts égales par la Ville et la Région, la nouvelle convention prévoit la sortie en 2012 d'un ouvrage de synthèse dans la collection nationale des Cahiers du Patrimoine. Ce sera, sans nul doute, un outil de référence sur le patrimoine guérandais. Une exposition sera également organisée lors de la sortie de cet ouvrage.
Article in Ouest-France, 18 octobre 2010
Inventaire disponible sur le site de la Région
L'association "Pour Clis et son environnement " a lancé en janvier 2010 un projet de restauration du lavoir du Bouillon-du-Chat, à Kersalio, village de Clis.
Route de Kersalio, avant que la restauration ne soit décidée, il n’y avait que la transmission orale pour affirmer en ces lieux la présence d’un ancien lavoir, autrefois très fréquenté.
La Ville a fourni les pierres, le sable et le ciment. L'association, les bénévoles parmi lesquels Jean-François Pasco, chef du projet, et Jean-Claude Allain, maçon retraité s’investissent sans réserve dans ce beau projet de restauration complète du lavoir.
Le site était en très mauvais état, et servait même plus ou moins de décharge. Le fond était rempli d'1,60 m de vase.
L'association a remonté les murs à partir de leurs bases et le lavoir a été remis en eau. La fin des travaux est prévue en septembre 2011. Il reste à restaurer le mur du fond.
Le nom Bouillon-du-Chat du lavoir viendrait du terme bouillon qui désignerait un lavoir. On y lavait les sacs de jute pour le sel.
LavoirdeClis©"Pour Clis et
son environnement "