Cécile Charlotte Furtado, dite Furtado-Heine, est une philanthrope française, fondatrice d’œuvres pour enfants, née le 6 mars 1821 et décédée le 10 décembre 1896.
Cécile Furtado naît à Paris le 6 mars 1821. Son père, Élie Furtado, fils du rabbin de Bayonne, est représentant de la circonscription de Bayonne au consistoire central à Paris. Rose Fould, la mère de Cécile, a pour père Beer Léon Fould, directeur de banque et maire de Rocquencourt, près de Versailles. Son oncle maternel, Achille Fould, sera ministre sous le Second Empire.
Cécile Furtado épouse le 2 octobre 1838 à Rocquencourt le riche banquier de Francfort Charles Heine.
Veuve le 4 juillet 1865, elle hérite une fortune considérable. Pendant la guerre de 1870, Cécile Furtado-Heine soutient la Croix-Rouge et organise un service d’ambulances pour le rapatriement des blessés. En 1884, elle crée et dote d’une rente un hospice pour enfants dans le 14e arrondissement et ouvre une école professionnelle pour jeunes aveugles.
Elle subvient aussi aux frais d’entretien des malades, du personnel et du bâtiment. Elle se montre également très généreuse envers l’Institut Pasteur. Un buste la représentant orne toujours le hall de cet Institut.
En 1887, Les fondateurs de l’hôpital marin de Pen Bron sont confrontés à la question du financement et notamment lors de la première commission administrative Hippolyte Pallu présente les dépenses déjà engagées ou à entérinées.
Réparations et agrandissement des bâtiments : 34 358 F
Acquisition de l’usine Benoît : 31 300 F
Mobilier et agencement : 30 000 F
Le montant s élève donc à 95 658 F
(Chiffres issus de Pen Bron 1887-1897, Yves Horeau)
Cécile Furtado-Heine avait offert une somme de 40 000 F pour les dépenses engagées.
En 1895, au retour du corps expéditionnaire français de Madagascar, Cécile Furtado-Heine cherche à soulager le sort des militaires malades. Elle lègue à l’armée sa villa de Nice sur la promenade des Anglais pour l’accueil des officiers convalescents.
Afin de perpétuer sa mémoire, la République Française a décidé par décret du 18 novembre 1895 que la villa de Nice prendrait et conserverait le nom de Fondation Furtado Heine Villa des officiers. (Historique de cette villa après l'article sur le décès de Mme Furtado-Heine)
Ses activités caritatives et sa générosité lui valent d’être promue au grade d’officier de la Légion d’honneur en 1896. Il est encore très rare à cette époque qu’une femme accède à un tel honneur.
Quelques semaines après cette nomination, Cécile Furtado-Heine s’éteint le 10 décembre 1896 dans son château de Rocquencourt. Sa mort est marquée par un deuil public auquel s’associent le Président de la République, Félix Faure, les ministres et la municipalité de Paris.
Article in Ouest-Eclair, décembre 1895 , Décès de Cécile Furtado-Heine
La villa Furtado-Heine, appelée Villa des officiers de Terre et Mer, se situe à Nice.
La villa, de style néo-classique, a été construite dans un parc, en bord de mer, dans
le quartier de la Baumette, à Nice, vers 1781, pour une anglaise, Lady Pénélope Atkins.
A la révolution, déclarée “bien d’émigré” et nationalisée elle a servi de dépôt au service du génie. Vendue à l’encan en 1800, elle est achetée par un niçois,
Sébastien Grandis et est connue alors sous le nom de “Villa Grandis”.
Sous l’empire, elle est habitée à deux reprises par Pauline Borghese, soeur de Napoléon Ier, qui y a séjourné en 1807 et 1813.
Elle est ensuite rachetée par deux riches niçois, Monsieur Guiglia puis le banquier Carlone qui la lègue à la ville de Nice.
Elle est rachetée en 1882 par Cécile-Charlotte Furtado-Heine (1821-1896), fille du rabbin de Bayonne et veuve du banquier Charles Furtado-Heine, mort en
1866.
Héritière d’une fortune considérable mas sans enfant, elle adopte une de ses nièces.
Pendant la guerre de 1870, elle soutient la Croix Rouge et organise un service d’ambulances pour rapatrier les blessés.
Elle finance aussi d’autres établissements comme une école maternelle à Bayonne, une crèche à Montrouge, des synagogues en France (Versailles) et en Belgique.
En 1895, au retour du corps expéditionnaire français de Madagascar, elle cherche à soulager le sort des militaires malades et fait don de la villa au Ministère de la Guerre.
La villa a été agrandie et aménagée pour y recevoir jusqu'à 33 officiers convalescents, non contagieux, de tout grade. Pendant leur séjour, les officiers sont logés et nourris.
1er nov. 1895 : Ouverture de la Villa des officiers des armées de Terre et de Mer.
17 déc. 1985 : Admission à la Villa des officiers de Terre et de Mer. Fondation Furtado-Heine.
18 jan. 1896 : Rapport suivi d'un décret et d'une instruction relatifs à l'organisation définitive de la Villa Furtado-Heine et aux conditions d'admission à, la Villa des Officiers convalescents, B.O. p 126.
18 mar.1896 : Les demandes d'admission doivent toujours être examinées avec la plus grande bienveillance.
23 sep. 1896 : Instruction indiquant les conditions médicales dans lesquelles les admissions à la Villa Furtado-Heine peuvent avoir lieu, B.O. p 339
29 sep. 1896 : Dispositions arrêtées en ce qui concerne l'envoi des officiers -armée active, réserve, armée territoriale et en retraite - à la Villa Furtado-Heine.